Enfin nous sortons provisoirement de la période électorale et le 2ème tour des législatives ne s’est pas véritablement déroulé comme annoncé, pourtant avec force de reportages et sondages. On annonçait une vague bleue, 450 députés UMP, or il en est autrement. Ces législatives vont avoir des répercussions politiques dans le court et moyen terme.

Tout d’abord sur le gouvernement. En effet le seul ministre d’Etat, Alain Juppé, a été battu. Qu’on le veuille ou pas, c’est un coup dur pour l’exécutif. D’une part parce que la défaite est symbolique à plusieurs égards, elle oblige de fait à un remaniement ministériel, elle sonne aussi comme une défiance à l’égard du gouvernement. Il est à ajouter qu’il perd ici l’une des rares personnalités politiques à avoir véritablement la carrure pour occuper un poste gouvernemental. Le remplacer sera difficile surtout si on a le choix entre des Estrosi et des Devedjian. De plus, au plan médiatique, il faut se rappeler que cette circonscription avait fait l’objet d’une passe d’armes entre David Pujadas et Ségolène Royal, cette dernière reprochant à France Télévision d’avoir avantagé le ministre par rapport à sa rivale socialiste en citant 5 fois le nom de Juppé et de taire celui de sa concurrente. Malgré les dénégations de la rédactrice en chef, du présentateur et même de la SDJ, il semble que la charge de l’ancienne candidate à la présidentielle ait porté ses fruits. En cela, on peut considérer que la thèse des médias inféodés au président et à sa majorité gagne du terrain et donc restreint le champ d’action de ceux-ci dans ce que l’on pourrait appeler un travers possible.

Autre thème qui a fait très mal au parti de la majorité : la TVA sociale. Ce lièvre qui fut soulevé par Laurent Fabius a été l’occasion de certains morceaux de bravoure au sein du gouvernement. Un premier ministre qui désavoue ses ministres, un président de la République qui contredit le chef du gouvernement, querelle sur les chiffres, tentatives de noyer le poisson, envoie sur les plateaux télés d’économistes « maison » affirmant que cela n’aurait pas d’impact sur les prix (c’est un peu comme si un médecin affirmait que boire de l’huile de vidange était bon pour la santé). On a même vu l’ineffable Eric Besson affirmer que le PS avait réfléchi aussi à la TVA sociale avant de se rétracter sans l’air d’y toucher le soir même du 2ème tour en parlant de contribution sociale. On peut discuter de la pertinence de la mesure, après tout il faut bien trouver des ressources pour compenser le montant des baisses fiscales promises par le candidat Sarkozy (60 milliards en moins ne se compensent pas avec des gains de productivité), il n’en reste pas moins qu’électoralement c’est d’un effet désastreux. Cela donne l’impression d’un amateurisme total, que les humbles paieraient sur le prix de leur baguette le fait que le fiston Bolloré ne paie pas de droits de succession quand il héritera du désormais célèbre yatch de son papa ne peut que donner une impression de désordre.

Cependant, cette élection n’aura pas que des effets négatifs pour l’actuel gouvernement. Déjà, parce qu’il bénéficie d’une majorité absolue qui lui permet de mettre en place le programme sur lequel le président a été élu. Que l’UMP ait 450 ou 350 députés ne change rien au point de vue institutionnel. Je dirai même que c’est un avantage car les majorités trop larges sont difficiles à tenir. Pour paraphraser un mot de Sarkozy, une majorité trop large signifie que beaucoup de bourrins qui n’auraient jamais du être élus sont à l’Assemblée avec ce que cela suppose de « jusque boutisme ».

Autre avantage, celui de sortir de la période de campagne avec ses effets d’annonce, ses postures à propos de l’ouverture, du « nous allons faire ceci », « nous allons faire cela », « demain on rase gratis ». Enfin, on entre dans le concret.

De plus, en ayant une opposition suffisamment large au Parlement, cela permet de ne pas avoir à faire face à une contestation dans la rue qui serait de fait plus virulente et légitime. En effet, étant donné que la démocratie c’est avant tout la possibilité pour la minorité de pouvoir s’exprimer librement, si celle-ci n’a pas vraiment droit à la parole dans les institutions et dans les médias, alors le champ d’expression qu’elle peut avoir est la place publique avec ce que cela peut sous-entendre de débordements. Cela ne signifie pas qu’il y aura moins de mouvement sociaux mais que ceux-ci auront tendance à être moins radicaux et violents. Pour un gouvernement, garant de l’ordre public, cela a une importance et une utilité indéniable.

Reste la question des prochains mois et de l’utilité de l’Assemblée Nationale dans le processus institutionnel français. Durant la campagne, face aux critiques de l’opposition, l’actuelle majorité n’a eu de cesse de dire que le Parlement aurait toute sa place, voire même une place plus importante que lors de la dernière législature. Ce sont tous de grands démocrates, « juré-craché, si je mens, je vais en enfer ». Or, à peine l’élection terminée, on fait état d’une dizaine de projets de loi importants à faire voter avant septembre. Voilà qui pose problème. Comme dire que l’on respecte le Parlement et dans un même temps signifier que l’on va faire voter des lois d’importance, touchant parfois à des principes constitutionnels comme le droit de grève, en seulement 3 mois ? Cela revient simplement à dire que le débat parlementaire sera réduit à sa portion congrue. Comment vouloir « réconcilier » les français avec la politique et faire passer des textes aussi importants quand ils seront sur les plages ? Cela ne peut que donner l’impression qu’on leur fait un enfant dans le dos. On peut certes dire que les électeurs ont donné une majorité à une tendance politique mais cela n’a jamais signifié donner un blanc-seing sinon tout le monde aurait été enthousiaste à l’idée de voir la TVA passer de 19,6% à 24,6%.

Additious

8 commentaires à “Deuxième tour et conséquences.”

  1. Je ne pense pas que la défaite d’Alain Juppé puisse être perçu comme une défiance vis-à-vis du gouvernement, il faut prendre en compte le caractère particulier de la 2e circonscription de Gironde. Il est sans doute un peu prématuré de parler de défiance à l’égard d’un gouvernement en place depuis seuleument un mois. La défaite de Juppé était prévisible du fait de l’évolution sociologique de la population de Bordeaux-centre, la rénovation complète de celui-ci (initiée par Juppé!) ayant pour effet d’attirer une population plus jeune et plus dynamique (pour ne pas dire bobo) et de renvoyer vers Caudéran ou Le Bouscat le traditionnel électorat gaulliste et catholique, plus âgé. Lors des législatives de 2002, la même Delaunay avait perdu de seuleument 500 voix au 2nd tour, puis Ségolène Royal devança largement Nicolas Sarkozy lors du 2nd tour des présidentielles (de l’ordre de 56-44 me semble-t-il) dans cette circonscription. On peut aussi voir dans cette défaite un effet plus global de démobilisation de l’électorat de droite, et a contrario de mobilisation relativement plus forte de celui de gauche.

    Malgré mes opinions, je déplore cette défaite de Juppé, d’une part du fait du manque de compétence de Michelle Delaunay, et d’autre part pour la ville de Bordeaux qui perd là un représentant au niveau national (après l’écologie je m’en fous comme de mes premières chaussettes).

    La question est donc posée de la pertinence de sa démission du gouvernement, et plus largement de cette règle selon laquelle les ministres doivent remporter un siège de député (lorsqu’ils se présentent) afin de conserver leur poste. Pourquoi? Car cela remet notamment en cause le principe de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, avec un suppléant infédoé au ministre. Si l’on avait passé notre temps a appliquer ce principe (qui n’a rien de constitutionnel) nous n’aurions jamais Pompidou ou Barre premier ministre (ni Villepin non plus, mais bon…).

    Pour le reste je suis en complet accord avec ton article ;)

  2. Disons que plusieurs thèses sont avancées pour la défaite de Juppé. Il y a celle qui a trait à l’évolution de la population de sa circonscription et qui est tout à fait crédible, une autre avance le fait que Juppé ait voulu aller trop vite en récupérant son siège quelques mois seulement après la mairie et donc qu’il y a eu un manque de travail proprement électoral. Cependant ces facteurs locaux peuvent aussi se cumuler avec des éléments d’essence nationale comme le problème de la TVA par exemple. Plusieurs députés sortants ou simples candidats donnés comme favoris, à l’exemple d’Alain Marsaud ou l’ex-juge Bruguière, font partis de la charrette des battus. Juppé n’est actuellement que le plus médiatique et celui dont la défaite a le plus de conséquences politiques.
    Sinon, je suis d’accord avec toi que cette règle qu’ils se sont imposés de démissionner est assez stupide. Je n’apprécie pas particulièrement Juppé mais je reconnais volontier que c’est un homme compétent à la différence de beaucoup de ses petits camarades.

  3. C’est dommage Bjorn, tu es capable de sortir des analyses parfois pertinentes, mais que tu noies sous un flots de sarcasmes et d’aigreur. Pour une fois je dis ça sans agressivité, mais tu pourrais vraiment etre interessant, si tu laissais de coté ton militantisme trop perceptible.
    Pour revenir à ton article, je refrenne mon envie d’en faire un second pour montrer certains desaccords et vais donc y repondre maintenant, là :
    Sur les points de désaccords:
    -60 milliards ????? Ce qui est sur c’est que tu ne manies pas le sens de la nuance. Michel Sapin a chiffré ce programme à 20 Miliards de “cadeaux fiscaux”. A moins que tu ne sois un meilleur economiste, j’aurai tendance plutot à me baser sur ses chiffres.
    - Je vois que tu as toujours du mal à digerer la suppression de la taxe sur l’heritage (pourtant desiré par la majorité des gens de droite….et de gauche)
    - Pour le parlement, tu peux dire ce que tu veux, mais Sarko et Fillon ont toujours donné ce calendrier et ce bien avant la présidentiel. Ils ne font donc que faire ce pourquoi ils ont été élus, dieu merci! Quant aux textes debattus comme le service minimium plus de 60% des français sont pour et encore je ne ratisse pas large.
    les Heures supp seront debatues apres Septembre et le contrat unique lui devra etre en 1 an. Sans doute supprimer les droits sur les successions, et defiscaliser le travail des étudiants risque de faire sortir des milions de gens dans la rue. C’est sans doute pourquoi le gouvernement effrayé tente de le faire valider en catimini l’été

    Pour la TVA je pense que le concept (soutenu par la droite et il n’y a pas si longtemps par la gauche) est une enorme connerie, qui en plus d’etre une mauvaise idée, a plombée les scores de l’UMP

    Derniére chose: La democratie, c’est permettre à TOUS de s’exprimer, et ca s’appele le vote.

  4. Ce qui est drôle avec toi, c’est que tu es simplement prévisible. Dit les choses plus simplement, tu es d’accord avec mon article mais pour des raisons personnelles tu ne peux te résoudre à l’admettre. En témoigne, la façon d’enrober les piques à mon égard dans un kilo de miel. C’est cette même hypocrisie que je reprochais à ton article, en conséquence de quoi cela ne fait que renforcer mon jugement à son propos.
    Pour le reste, Michel Sapin est un homme très compétent en matière de finances publiques cependant il est le seul, à ce que tu dis, à avancer le chiffre de 20 milliards (qui serait déjà énorme). Il me semble que Thomas Piketty n’est pas moins compétent, avoir été directeur de l’EHESS alors que l’on est dans la trentaine ce n’est pas rien. Et il a chiffré les cadeaux fiscaux du programme Sarkozy, il en a même fait un article dans Libération, que tu as sans doute lu puisque tu l’achètes souvent.
    Sur la suppression des droits de succession, que les gens l’attendent est une chose, que ce soit pertinent en est une autre. Si 70% de la population pensent que la “mort aux rats” c’est bon pour la santé, bizarrement je ne vais pas me mettre à en boire. D’autant que la plupart des personnes sont de fait exonérés de droits, simplement ils confondent avec les honoraires du notaire qui servent notamment à payer ses collaborateurs. Ils sont dans le “demain on rase gratis”, alors que le notaire il ne travaillera pas gratuitement ainsi que les clercs qui bossent pour lui. Dans le monde du “travailler plus pour gagner plus”, il me semble normal que les gens soient payés pour leur boulot. Mais cela, les personnes qui attendent la suppression des droits de succession ne l’ont pas compris. Le réveil sera difficile et je m’attends à d’interminables discussions avec des clients qui ne comprendront pas pourquoi je leur enverrai une facture. Ils auront à juste titre l’impression d’avoir été floués. Et là, ce n’est pas moi qui ressentirai de l’aigreur mais toutes ces personnes.
    Quant aux calendriers, on se heurte à l’ambigüité du discours de la majorité. D’un côté, on parle de démocratie, de l’autre on veut faire passer les choses en force, sans débat, sans risque de contestation. Car, là-aussi, tu te trompes, la démocratie ne se borne pas simplement au vote, sinon, on pourrait affirmer que tous les dictateurs africains sont de grands démocrates. On pourrait même dire que l’URSS était le pays le plus démocratique de l’histoire pour la simple raison que sa constitution prévoyait un nombre de scrutins absolument invraisemblable lié au système des soviets. Mais j’avoue que je trouve particulièrement drôle de voir que ton argumentation sur la démocratie rejoint celle que tenait il y a encore peu de temps le Parti Communiste français. Bientôt, faudra-t-il t’appeler “camarade beber”?

  5. Je vais répondre en partie à ton commentaire Beber, même s’il ne m’est pas adressé.
    -[Par rapport à la suppression des droits de succession.] Selon moi, ce que désire la majorité n’est pas forcément ce qui est bon pour elle. Il est d’une facilité déconcertante de détaxer à tout va, c’est populaire, mais il est après nécessaire de trouver de nouveaux modes de financement (d’où la polémique sur la TVA sociale), à moins que l’on veuille un Etat minimaliste qui nous promette un prof pour 50 élèves et des soins exorbitants. Il est agaçant d’être aujourd’hui dans une ère où il est de bon ton d’appliquer ce qui est populaire (politique sondagière quand tu nous tiens), où est donc passé le “fameux” courage politique de la droite décomplexée et libérale de faire des réformes impopulaires? On a tendance à oublier que le terme “politique” n’est pas lié qu’a la conquête du pouvoir mais aussi à sa pratique.
    -[Sur le service minimum] Ton 60% est sorti de tes discussions à la boulangerie et avec ton voisin? + même remarque qu’au-dessus. Et il est quelque peu exagéré de parler de “textes débattus” puisqu’une énorme floppée vont être adoptés à vitesse grand V durant l’été, où sera le temps du débat? Le débat doit également ressortir de l’Assemblée nationale et être aux prises avec la société, or cela est assez difficile durant l’été.
    -[Sur ta dernière phrase] J’ai toujours aimé les grands démocrates réduisant leur chérubin à la plus simple expression. La démocratie ce n’est pas que le vote, le vote n’est pas le seul moyen d’expression de tous et tous n’ont pas la volonté de s’exprimer (ouh le joli 40%…). Je ne vais pas lancer un débat sur la tyrannie de la majorité, sinon je vais passer pour un dangereux néo-bolcho en puissance, ce que je ne suis pas.

    Et enfin, je ne sais pas pourquoi Björn utilise le sarcasme (selon toi), mais pour ma part je trouve ça bien plus jouissif, surtout pour avoir des réactions comme les tiennes ;)

  6. Bon je ne vais pas rentrer dans le jeu de la provoc, mal m’en a pris la premiére fois. Tu me taxes d’hypocrisie, pourtant je maintiens: Tu ecris bien, tu es parfois capable de dire des choses sensées, mais je suis en désaccord avec toi et ta façon d’argumenter. Ca te semble peu evident pour que tu me taxes d’hypocrisie, mais si j’apprecie le style de Nicolas Domenach, je n’en reste pas moins en profond désaccord. Quant à mes piques, elle sont plus de l’ordre du chambrage amical qu’autre chose (un peu comme toi lorsque que tu m’avais fait ce si brillant trait d’humour lorsque je m’était fait casser la gueule, remember).
    Je ne comprends toujours pas en quoi mon article était hypocrite, ce qui me rassure, c’est que tu es le seul à m’avoir fait cette reflexion.
    Concernant les droits de succession, je pense que tu prends les gens tout simplements plus betes qu’ils ne sont. Mais je compte sur toi, vu le tarif prohibitif des notaires, tu feras sans doute des tarifs adaptés à la situation et au patrimoine de tes clients.
    Pour le calendrier, les gens (peut etre des gros moutons en fait) ont voté majoritairement pour Sarko, ce derrnier ayant annoncé la couleur. il y a cohérence dans l’annonce et les faits, et ce n’est en rien une surprise.
    Concernant la democratie, tu as tendance a faire de curieux amalgames, auquel cas je pourrais te retorquer qu’il existe egalement la dictature du lobbye et donc des minorités. Quand a mes origines communistes: pourquoi pas ;)

  7. Euh je veux juste préciser que j’avais commencé à écrire mon commentaire avant que Bjorn ne poste le sien, je ne voulais pas faire redondance.

  8. Cher Beber, que tu sois en profond désaccord, je le conçois aisément, ce qui me gène beaucoup plus c’est la manière d’agir comme si tu n’étais pas marqué politiquement. C’est pourquoi j’avais fait référence à l’Express et d’autres organes de presse. Cela va bien un moment, mais quand on commence par dire que la gauche n’avait pas un programme économique réaliste alors que dans un même temps le camps d’en face ne propose pas moins que des choses totalement ubuesques que l’on sait ne pas être tenables comme un baisse d’impôt équivalente à 4 point de PIB, il y a lieu de parler d’hypocrisie voire même de foutage de gueule intégral. Mais voilà, malheur aux vaincus, on ne le fait pas.
    Sur le chambrage pour le marron que tu avais reçu, j’en conviens il était maladroit, mais à ma décharge cela me rappelait que quelques années en arrière (le bon temps où j’étais à la CNT-AIT) j’aurai pu être du bon côté des phalanges. C’est aussi cela la politique, même si à ta place j’aurai certainement retourné la politesse.
    Concernant les droits de succession, je ne prends pas les gens pour plus bêtes qu’ils ne sont simplement j’ai été confronté à ce genre de chose. Des personnes d’une intelligence normale qui ne comprenaient pas qu’ils allaient devoir payer de toute manière les émoluments et les frais engagés par l’étude. Les tarifs “prohibitifs” sont fixés au plan national, le notaire n’en a pas la maîtrise. Cette confusion sur cette seule réforme (qui coûtera quand même 5 milliards à un budget de l’Etat déjà déficitaire) mais laisse penser qu’une bonne partie de la population ne comprend pas vraiment ce que la majorité entend par réforme. De la même manière, ces mêmes personnes disent clairement qu’elles veulent que le dialogue social soit privilégié donc que l’on prenne le temps de la discussion. Ce n’est pas en été que ce genre de chose est possible, on le sait tous.
    Concernant la démocratie, je ne fais pas d’amalgame, en revanche c’est ton cas. S’il y a dictature d’un minorité, alors il y a soit véritablement une dictature soit un abus de langage comme par exemple quand on parle des grévistes qui prennent en otage des usagers. Alors que ce que je dis c’est que le fait de voter ne signifie pas que l’on est démocratie. Il suffit d’être dans un régime où il y a un parti unique. Tout le monde peut voter, mais on connait déjà le vainqueur.

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