May
L’ Eurovision, outil de rapprochement des peuples?
Publié dans Actualité by Sacrilege le 13 May 2007 à 22:27
Cette émission qui vit le jour le 24 mai 1956 en Suisse fait désormais partie intégrante de l’histoire de la télévision européenne. Comment ne pas succomber au charme de bimbos se trémoussant sur de la musique classique? Surtout comment supporter l’écoute (les bruits?!) de la musique qui se dégage de certains groupes, voire même la vue parfois plus douloureuse encore?
Pour ma part, j’ai eu la désagréable impression que la France mettait la barre de plus en plus basse au fil des années (bon, j’admets qu’il y a, humpff, de l’imagination en ce qui concerne les Fatals Picards. Alors évidemment il y eu des surprises, comme le groupe gotho-rocko Finlandais Lordi l’année précédente.
Dire que la France n’a pas gagné depuis 1977, soit tout juste 30 ans (encore heureux que nos amis Belges et Suisses votent le plus souvent pour nous ^^). Alors outre les chanteurs dépravés, les bonnes chansons passant la plupart du temps inaperçues et les blagues bon enfant des animateurs (Tex cette année: Mr et Mme Reine? Luc HAHAHA), vient la durée interminable du show: près de 2h de “chansons”, un quart d’heure de vote et presque une heure d’annonces de résultats! Qui veut se vanter d’avoir regardé l’intégralité de l’émission sans bailler ne serait-ce qu’une seule fois?
Bon j’arrête, je ne vais pas tirer sur l’ambulance ainsi, il y a aussi des point positifs à l’Eurovision.
Tout d’abord cela permet de (re) découvrir toutes sortes d’horizons différents ainsi que des chansons venues de toute l’Europe (même si généralement elles ne sont pas vraiment représentatives du pays en question). Les petits pays oubliés des médias et des populations la plupart du temps ont ainsi droit à leur 1/4 d’heure de gloire par an (sous réserve car plus dure sera la chute).
Elle a aussi un petit côté jovial et convivial qui fait, pour une soirée, oublier les malheurs des pays concernés, tous les candidats sont aussi sur le même pied d’égalité, ce qui nous change un peu, plus de concurrence sur le plan économique, politique entre autres.
C’est un divertissement avant tout, assez plaisant qui permet de faire abstraction pendant quelques heures, des tristes réalités de la vie.
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Je me permets de mettre deux bémols, Sacrilège (et puis ça va bien avec la musique, les bémols) :
bémol n°1 : de plus en plus de pays chantent une chanson passe-partout en anglais. On est bien loin de la musique traditionnelle (populaire, folklorique, tout ce qu’on veut) dans la langue du pays. Même les Fatal Picards ont commencé en anglais, c’est dire, alors que jusqu’ici, les français jouaient les irréductibles gaulois chantant encore dans leur langue.
bémol 2 : la politique est bien présente dans l’Eurovision, à tel point même que c’est plus elle qui détermine la distribution de points que la réelle qualité des musiques. Exemple parmi d’autres : chaque année, la Finlande, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie se font des fleurs et tapent sur la Russie qui le leur rend bien. L’Allemagne fait des fleurs à La Turquie qui lui offre un bouquet encore plus gros en retour (Allemagne premier pays d’immigration turque), les ex pays de l’union soviétéique ne ratent en général pas une occasion de donner un mauvais score à la Russie. Et je ne parle pas des votes entre la Grêce, la Turquie et Chypre.
Mais ça n’empêche pas que ce soit un bon divertissement. Et puis, ce “France two points. La France, deux points”, ça m’a manqué :)
Je sais tout cela mais je n’ai pas présenté une réalité générale de l’Eurovision mais plutôt l’impression qu’il semblait s’en dégager à mes yeux.