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Berserk à l’orée de deux mondes Chapitre I
Publié dans Animes/Mangas by Gemini no Saga le 8 March 2008 à 17:00On est tous conditionnés que ce soit par le langage, la culture, les valeurs et normes d’une société etc… Conséquence, on interprete tout ce que l’on voit. Le prisme Berserk ne fait qu’accentuer ce fait. Il ne divise pas les fans, il les éloigne les uns des autres avec leur propre interprétation. Mais y’a-t-il une seule interprétation ? Kentaro Miura en a sans doute la réponse. Ce qui suit n’est qu’une énième illustration de notre conditionnement.
Kentaro Miura nous narre une histoire depuis près de vingt ans, celle de Guts et dans une moindre mesure celle de Griffith. Bd nippone d’heroic fantasy à la réputation sulfureuse, elle connaît un très grand succès commercial malgré son rythme de parution lent. C’est l’histoire d’un homme livré en patûre à la fatalité, balloté entre son désir de s’affranchir des contraintes physiques -comme morales- et de ce qu’elles imposent. Cependant c’est surtout un manga basé sur le dualisme, une bipolarisation extrême de deux personnages : Griffith et Guts.
Attraction et répulsion, amour puis haine . Le schéma classique pour un scénario. Celui d’opposer deux personnages que tout oppose. Guts et Griffith étaient autrefois frère d’armes et amis. Le passé des deux personnages n’est révélé que progressivement -du volume 3 au volume 13- pour donner encore plus de sublime à l’affrontement final. Guts est d’abord admiratif devant la grandiloquence de Griffith. De basse extraction, ce beau jeune homme -beauté relative, comprenez selon l’idéal nippon de la beauté androgyne- est à la tête d’une troupe de mercenaires nommé la troupe du faucon. Il est entouré de personnages qui l’admirent, voire le vénèrent comme Casca. Tandis que Guts à l’enfance tourmentée et douleureuse, est un loup solitaire, et vend ses services de mercenaire au gré du sang qui coule alentour. D’un côté nous avons le Faucon qui utilise la guerre pour servir ses ambitions, et de l’autre un homme qui s’en sert comme un exutoire, celui de son malheur.
L’opposition s’exprime même par le biais graphique, ce qui est somme toute logique pour un manga. Griffith est graphiquement androgyne et arbore une certaine finesse illustrée par son sabre. Guts est l’image de la force brute et boucher selon les circonstances, sa lame ne souffre pas de raffinement. Si l’on en croit Freud l’épée peut-être considérée comme la métaphore du phallus, alors la virilité de Guts est extrême tandis que celle de Griffith est discrète voire quasi invisible. Cette bipolarisation exacerbée est aussi illustrée par la nature même des deux personnages représentant deux univers antagonistes, qui refusent de se comprendre. Sans cesse en collision, ils tendent au fil du manga à fusionner. Le monde rationnel, notre réalité telle que nous la vivons au quotidien, et un monde fait d’absurdités, bref le quasi exact contraire…
La suite des élucubrations une prochaine fois peut-être…
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Sympa ton article Gemini, mais j’ai du mal à voir où tu veux en venir… J’espère qu’il y aura une suite à cette article à je reste sur ma fin pour le moment…
Si tu comprends pas c’est que je suis vraiment à côté de la plaque^^
J’essaie juste d’expliquer que l’histoire fonctionne par dualisme… Bref d’identifier l’ossature du manga : opposer constamment deux choses.
Hephephep! Où vas-tu que je n’ai pas compris? :}
J’ai bien compris le sens de ton article, je le trouve juste très incomplet pour le moment, c’est pour ça que j’espère que tu vas en écrire un peu plus car là, c’est court, ça m’a frustré ^^’
Même si je le dis peu être mal, je t’encourage à continuer :p
“mais j’ai du mal à voir où tu veux en venir”
C’est ça qui m’a induit en erreur, désolé…
Logique que tu sois frustré car je me suis arrêté en plein élan il y a de cela 3 semaine^^ Il faut que je reprenne les tomes pour les relire.