En effet question intéressante. Depuis mon enfance, j’ai toujours été attiré par l’univers des dessins animés. Mes frères qui sont de la génération du club Dorothée m’ont « légué » des cassettes vidéos, ma première expérience de la japanimation. J’ai commencé par les fameux Chevaliers du Zodiaque (CDZ) et ce fut un coup de foudre immédiat. Ces jeunes garçons se battant sans jamais abandonner (tandis qu’aujourd’hui ça m’horripile) et ayant le sens du sacrifice.

Nous mettons ici le doigt sur un élément important. Les valeurs pronées par les shonen (dessins animés et mangas destinés aux jeunes). Etais-je en manque de repère ? Fort probable mais plutôt à la recherche de nouvelles valeurs dans une culture complètement étrangère à la mienne. Cette culture nippone à laquelle je ne connaissais même pas le moindre mot venait d’entrer en contact avec un jeune collégien. Certes, la japanimation n’est qu’une sous-culture de surcroît populaire qui est cependant très variée.

Néanmoins sur la grille des programmes tv rien n’égalait les CDZ. Là où les dessins animés proposés essayaient tant bien que mal à remplir leur rôle de simples divertissements, je voyais dans les dessins animés japonais un univers emplis de personnages qui se livraient coeurs et âmes à leur but. En somme, je les admirais et je les élevais au panthéon des héros, des modèles pour ma petite vie de collégien. Mais voilà, cette courte période où je regardais sans relâche ce combat d’anthologie entre Shiryu et Shura (deux persos de CDZ) était (temporairement) finie. Mon intérêt, est progressivement tombé dans les oubliettes essentiellement dû à d’autres centres d’intérêts (ah amour quand tu nous tiens !) mais pas pour longtemps…

Sur la chaîne tv M6, en 2000 et des poussières, voyait l’arrivée de Gundam Wing comme une piqûre de rappel à la différence près qu’elle n’était pas désagréable cette piqûre. Un anime qui à l’instar des précédents made in Japan m’a totalement subjugué. Là violence était plus stylisé, moins brute grâce à l’intermédiaire de gigantesques robots humanoïdes très détaillés pilotés par (shonen oblige) de jeunes garçons. L’aspect technique était tout simplement fantastique comparé aux animes diffusés sur les autres chaînes. Un anime que je considérais comme révolutionnaire tandis qu’au Japon sa première diffusion datait de 1995, un énorme décalage ! Enfin, un véritable scénario était développé sur le long terme à l’inverse encore une fois de la « concurrence » et que dire du charisme de ces personnages ! Mais ce fut éphémère, la chaîne préférant diffusé Gundam Wing sur une de ses filliales qui plus est sur le câble. Un court bonheur mais qui m’a dévoilé une vérité inaltérable : j’adore les dessins animés japonais.

Cette vérité simple et un peu bête, s’était élevé au rang d’évidence. D’un intérêt particulier, voici venue une passion grande. Fort de cette volonté, j’ai commencé à m’intéresser à un rayon de ma bibliothèque municipale, délaissé, discret passé inaperçu auprès des nombreux titres de bd franco-belges. Mon premier manga comme la rencontre avec le destin : Nausicaä de Myazaki. Autant dire tout de suite que j’étais un total néophyte (je le suis encore soyons modeste tout de même), ce nom de « Myazaki » prendra une certaine signification que bien plus tard après avoir vu « Princesse Mononoké ». De manga en manga, mon exigence s’est accrue comme ma passion a pris de l’ampleur à tel point que je préfère les manga aux animes, qui ont souvent un « esprit originel ».

Finalement, après ce bref et pompeux historique, je viens de comprendre que j’essayais tout bonnement de répondre à une question existentielle (qui a dit métaphysique ?) à travers la japanim’ et plus particulèrement les mangas. J’essayais de donner un sens à ma vie, et je sais maintenant que la culture manga me l’a donné. Merci.

Additious

2 commentaires à “Pourquoi est-ce que je lis des mangas ?”

  1. Eh bien…
    “Un sens à ta vie”. C’est pas un peu fort ça quand même?
    Les mangas ont bercé mon enfance, mon adolescence, ils m’ont permis de découvrir une passion pour le développement web grâce au site que je leur ai consacré mais de là à dire qu’ils auraient pu donner un sens à ma vie… Une orientation tout au plus.

  2. Je m’excuse d’abord pour les fautes, c’est corrigé, si vous en voyez d’autres signalez-le moi.

    Non je ne pense pas que ce soit trop fort, je compte travailler dans ce domaine là plus tard, preuve de ma motivation.

    C’est sincère mais je comprends très bien que je passe pour un total otaku, vous inquietez pas j’ai pas encore touché le fond ^^. Ma passion ne me dévore pas, je ne suis pas non plus un fanatique. Au-delà même du plaisir lorsque je lis des mangas, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé “ma voie”.

    Dans le cas hypothétique de la disparition de ces derniers, ça aurait été autre chose comme la boxe ^^.

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