L’heure est venue pour moi de parler du suicide. Pourquoi, comment de plus en plus de personnes en arrivent à cette extrémité ?
Tout d’abord pourquoi, à cause de qui ? Des amis qui nous trahissent, une société qui nous rejette, un moule qui ne nous convient pas, un corps que l’on déteste ou simplement une vie que l’on ne supporte plus ? Serait-ce de la faute de la société, comme l’a dit Durkheim, serait-ce elle qui pousse les suicidaires, jeunes la plupart du temps à accomplir leur dernière volonté ? Fait inexplicable bien souvent, on a beau avoir une vie désirable, avoir des amis et sourire en leur présence, ne pas avoir de problèmes financiers, être en bonne santé, quelque chose cloche. Impossible de mettre un nom au problème. On se sent seul bien qu’entouré, on ne sait plus sur qui compter, les parents s’affoleraient ou ne comprendraient pas, les amis pourraient prendre ça à la légère.
Seulement voilà, le mal est déjà installé, la gachette est déjà enclenchée et les solutions se font moindre. Et puis le temps passe, on se dit que c’est un coup de déprime, que ça va passer, mais ça ne passe pas. Alors on y réfléchi de plus en plus, on compte sur les doigts d’une main les personnes à qui l’on serait susceptible de manquer et puis on se surprend à penser à la méthode : médicaments , lesquels ? Combien ? Défenestration, Et si je me rate ?
Alors il y a ceux qui abandonnent, se forcent à retrouver le goût de vivre et puis peu à peu oublient ce passage à vide. Et puis il y a ceux qui le font, qui ratent ou qui réussissent. Il y a ceux qui regrettent et ceux qui ne peuvent plus. Il y a ceux qui écrivent un article sur un blog pour tourner la page des années après et il y a ceux à qui on portera des fleurs tous les ans à la Toussaint.
Les solutions pour éviter cela, je n’en vois pour ainsi dire pas. Et d’un autre côté, le suicide ressemble étrangement à de « l’euthanasie », l’individu veut mourir mais il y a toujours du monde pour le lui en empêcher. Il est normal que nous n’ayons pas le droit de vie ou de mort sur autrui mais ne l’a-t-on pas non plus sur soi-même ?
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- Le suicide est plus important quantitativement chez les personnes plus âgées et non chez les jeunes comme on le laisse croire.
- La société est en effet la cause du suicide (et pas que chez les jeunes) tel que le décrit Durkheim dans “Le suicide”, mais sous différentes formes (surintégration, intégration insuffisante, régulation excessive ou insuffisante), je lui laisserais pour ma part peu de marge individuelle (comme pour la plupart de nos actes d’ailleurs).
-C’est l’adolescence, ça te passera, le hormones tout ça comme on dit ;)
PS: ton prochain article tu le fais sur Jean-Claude Van Damme s’il te plaît histoire que l’on puisse rire un peu.
lol Je ne parlais pas forcément de moi. Mais en tout cas tu m’apprends quelque chose en ce qui concerne les personnes agées, et bon JC Van-Damme heu ça demande réflexion.
Le suicide c’est mal.
….
Qu’est ce qu’on peut bien répondre à un article pareil, franchement ?
De mon point de vue c’est l’ultime connerie à ne pas faire, et pour d’autres c’est le droit le plus légitime de tous.
Interdire le suicide est aussi stupide que le normaliser et l’accepter. On aura toujours tendance à vouloir sauver ceux qui se sentent mal, et la plupart de ceux là ont réellement envie d’être rassurés, et ne se foutront jamais la gueule en l’air.
De mon point de vue, mettre sois-même fin à ses jours, c’est l’acte le plus pathétique et le plus lâche qui soit. On naît tous dans le même monde, et certains vont vivre heureux alors qu’ils sont partis avec un méchant handicap par rapport à nous, pauvres petits occidentaux. Si eux arrivent à tenir le coup, y’a pas de raison que d’autres n’y arrivent pas. Faut pas non plus s’écouter et tomber dans l’entretien perpetuel d’une souffrance ; faut savoir se battre et se remuer pour aller bien. Et y’a toujours un moyen d’aller bien, toujours.