Je pense pouvoir dire sans trop m’avancer que les Etats-Unis ont souvent manifesté l’envie de « conquérir » le monde, le monde ou ailleurs comme ils l’ont prouvé avec la conquête de l’espace. Mais si hégémonie américaine il y a par le biais de Coca et Mc Do, comment celle-ci est-elle véhiculée et avec quels résultats ?

L’envie de s’étendre à travers le monde de la part des USA semble s’être répercutée sur leurs plus grandes firmes, Mc Do pour n’en citer qu’un. Dans les coins les plus reculés de la planète, il est toujours possible de boire un coca, ce qui montre une prise de possession du territoire mondial sur le point économique comme culturel. Cet état d’esprit peut tout simplement être le reflet et la concrétisation de l’American Dream ; la soif de réussir par soi-même pour toujours aller plus loin. Les valeurs de l’Amérique se sont ainsi transmises au reste du monde, l’égalitarisme américain devient un égalitarisme partout où se trouve un Mc Donald’s, une uniformité des repas où que l’on soit, « hamburger-frites-coca », à Paris comme à Pékin.

Coca-cola est lui aussi le symbole d’une Amérique qui a réussi, il a mondialisé et médiatisé Santa Claus qui est maintenant rentré dans les « normes ». Leurs valeurs se transmettent comme une culture à part entière qui serait inculquée au reste du monde, manger chez Mc Do, c’est être ou devenir Américain.

Jusqu’où cette démesure, cette américanisation de nos modes de vie va-t-elle se poursuivre dans le futur ? Doit-on remettre en cause cette mondialisation qui grandit au détriment des autres pays du monde ?

Additious

9 commentaires à “Coca-cola et Mc Do, instruments de l’hégémonie américaine ?”

  1. C’est vrai, la culture américaine grignotte progressivement toutes les autres. Mais je suis tout de même très nuancé là dessus. J’ai beau être un gros consommateur de coca, et apprécier, une fois tous les 3/4 mois mon petit Mc Do, je ne me sens pas pour autant corrompu par une américanisation de la société.

    Pour avoir visité les etats-unis, je pense pouvoir dire sans trop d’audace que les américains sont tout de même autre chose que des mangeurs de burgers et de buveurs de coca. Certes, ces entreprises sont américaines, et touchent tous les pays du monde, mais là, c’est de la mondialisation, et non pas de l’américanisation. L’esprit américain, c’est autre chose que l’esprit Mc Do, qui n’est rien d’autre qu’une entreprise richissime. Et ce fameux esprit, eux seuls le possèdent, et jamais ils n’ont réellement tenté de l’imposer au monde. Dans beaucoup de cas d’ailleurs, les autres pays se l’approprient plus qu’autre chose…

    Ton article est vrai Sacrilège, mais il faut faire attention à ne pas tout mélanger. Américanisation et mondialisation sont deux choses différentes, qui ne se recoupent pas forcément. La France est certes mondialisée, mais elle n’est vraiment, mais alors vraiment pas américanisée.

  2. Concernant la volonté d’influencer le monde de par sa culture et son mode de vie, je pense que c’est plutôt une suite (plus ou moins) logique de l’Histoire des Etats-Unis. En effet, il faut savoir qu’à l’époque de l’Indépendance (1776), la volonté des colons était d’explorer les terres alors inconnues jusqu’à ce qu’ils aient atteint le bout, c’est-à-dire l’Océan Pacifique. Ensuite, n’ayant plus la possibilité d’étendre leur territoire, cette idéologie d’expansionnisme s’est transformé peu à peu, et s’est décliné dans diverses domaines : politique internationale (”les gendarmes du monde”), économie, culture, mode de vie etc… Et cela s’est renforcé après la chute de l’Empire Soviétique, car les Etats-Unis est la super-puissance qui a survécu de la Guerre Froide, et ont commencé dès lors à influencer les zones jusque là sous influence soviétique.
    Tout ceci pour dire que l’américanisation (s’il y a) n’a pas pour origine les sociétés américaines et ne date pas d’il y a une vingtaine d’années, mais a ses racines bien ancrées dans l’Histoire. Je ne vous parlerai pas de la Doctrine Monroe (2 décembre 1823) concernant le soutien des pays souhaitant l’indépendance etc…

    (mes excuses pour un commentaire pas du tout ordonné…)

  3. En ce qui concerne la France, bien sur qu’elle n’est pas américanisée au sens où nous l’entendons. Mais il est vrai que notre société est tout de même bien impregrée de l’histoire et des valeurs des Etats-Unis, c’est un processus normal certes mais peut-être assez poussif par moment, c’est ce que j’ai voulu faire ressortir par le biais de cet article.

  4. Il y a du vrai dans ton article et les commentaires qui y sont attachés. C’est évident que les USA ne se limitent pas à la culture Mc Do-Coca, mais il est difficile de détacher cela de son acception politique. Les américains n’ont pas inventé ce principe, il est l’un des piliers de la colonisation pratiquée par les européens par exemple.
    Cependant, ils poussent au maximum la logique de la colonisation économique et culturelle sans se lancer dans celle de la colonisation de peuplement qui est autrement plus difficile à assumer.

    Pour autant, devons-nous nous considérer comme “coloniser” parce que nous adoptons certains éléments d’une civilisation qui est aujourd’hui dominante (nous sommes sur internet actuellement)? Cette porosité n’est-elle pas le propre de la civilisation tout simplement?

  5. La question mérite d’être posée, tu as eu raison de te poser la question. Cependant tu fais de mauvais amalgame, qui comme l’a dit Scalix, sont à nuancés. Tu confonds la mondialisation et l’américanisation. Deux choses fondamentalement différent. De plus tu présentes, la mondialisation comme une uniformisation des cultures, voire de manière très négative, mais je te signale qu’en France, il y a eu exactement le même phénomène avec l’avènement de la société de consommation dans les années 50. La classe moyenne qui s’agrandit etc…

    Je trouve “normal”, qu’une puissance économique rayonne et impose de façon subtile sa culture comme l’ont fait toutes les super-puissances durant leur époque, notamment l’empire romain. C’est un phénomène qui a sa logique, que l’on peut contester bien sûr mais pour des motifs autre qu’une sorte de xénophobie masquée.

    Enfin pourrais-tu m’expliquer cette expression assez curieuse “l’égalitarisme américain ” ? Tu te contredis presque dans ton article en parlant de “soif de réussite”, individuelle je suppose, et de cet égalitarisme plutôt propre à une idéologie de gauche, non ?

  6. N’oublions pas l’essentiel: le Giant de Quick est bien meilleur que le Big Mac du McDo.

    Bref!
    Quid des fast food japonais/chinois, des Kebabs, des pizzerias? Il y en a partout aussi, plus que des McDo même.

    Ce qui gêne le plus avec les McDo c’est l’association qu’ils évoquent: les Etats-Unis et la mal-bouffe. Or, je généralise mais personne ne me contredira, les Français sont bourrés de préjugés dès qu’il s’agit des américains (et inversement) et notre pays attache beaucoup d’importance à sa culture gastronomique. Et pourtant on n’a pas attendu les McDo pour manger des steack-hachés/frites.

  7. Pour te répondre Gemini, je parlais d’égalitarisme dans le sens où uniformité du goût et du besoin de faire vite trouvent dans les fast food leur manifestation la plus concrète. C’est plutôt dans ce sens là où je l’entendais, et non au sens économique ou autre.

  8. Certes, certes, nous n’avons pas attendu Mc Do pour associer les patates avec la viande hachée, mais il me semble, et il ne s’agit pas d’un effet de mon tropisme anti-américain parce que je suis un vilain franchouillard et tout et tout, que le steack frites n’est pas devenu une unité de mesure de la supposée richesse d’une population alors que c’est le cas du big mac. Vous voulez savoir qui du chinois ou du taïwanais est le plus riche? Pas de problème, voyons voir qui peut s’agiter le plus de big mac par jour.

    Qu’on le veuille ou pas, ce ne sont pas des éléments anodins, ce ne sont pas les français qui ont inventé ce genre d’instrument de mesure, ni la mondialisation. C’est aussi une conception du monde.

  9. Désolé, il faut lire “s’acheter” et non “s’agiter”, à force d’agitation je fatigue et digère mal mon mac do.

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