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Le nouveau visage du travailleur productif?
Publié dans Actualité, Informatique, Internet, Web 2.0 by Diyo le 26 May 2007 à 1:45Je viens de lire un article intéressant. Il laisse à penser que la place du travailleur au sein de l’entreprise et ses méthodes de travail auraient changé, ou seraient en phase de changement, avec “l’avènement de l’entreprise 2.0″ (eurk). Ce qui est intéressant, c’est l’idée de communication élargie et d’interconnexion entre les entités du monde de l’entreprise. Travailler dans cette optique est plus enrichissant et par conséquent plus motivant.
Toutefois… j’aimerais bien savoir quelles entreprises sont concernées par le concept “d’entreprise 2.0″ et par la même qui sont les “travailleurs 2.0″.
Je viens de mettre fin à 7 mois de travail dans une société de traitement de données informatiques et j’avoue n’avoir pas vu l’ombre d’une expression de ce concept, pas même l’ombre d’un présage qu’il pourrait s’appliquer. Et quels patrons de quelles entreprises laisseraient leurs employés “afficher [leur] statut sur un site du genre Twitter” pendant les heures de bureau? M’est avis que les “travailleurs 2.0″ sont des “patrons 2.0″ qui peuvent se permettre ce genre de liberté.
En outre, parler d’entreprise 2.0 sans préciser que cette notion ne s’applique quasiment qu’aux entreprises dont l’activité est essentiellement tournée vers le web me semble prématuré. Je ne dis pas qu’une telle évolution de la manière d’appréhender le travail en entreprise n’est pas une bonne chose mais je pense qu’elle ne s’applique pas encore, et qu’elle n’est pas près de le faire, à l’entreprise telle qu’elle existe actuellement.
Je pense aussi que ceux qui en parlent sont ceux qui en vivent (développeurs, webmasters, référenceurs, spécialistes de la communication) et que leur perception du monde de l’entreprise, pris dans sa globalité, en est par conséquent peut être altérée.
Tout ceci n’est qu’un avis personnel forgé à partir d’une expérience professionnelle courte et pas toujours convaincante. Je cerne donc peut être mal le concept et peux donc me tromper sur toute la ligne.
Et vous? Constatez vous cette mutation de l’entreprise et de la conception que l’on a du travailleur productif?
(2.0 par çi, 2.0 par là. Je suis gavé comme une oie. A quand le grille-pain ou les toilettes 2.0? Mais c’est une autre histoire…)
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Je dirai que l’avènement de ce genre de terminologie ne me surprend guère. Il y a déjà eu foule de prophètes annonçant une reconfiguration totale de l’entreprise tout en étant incapable de mesurer ce que furent les véritables changements essentiellement du à l’avènement de l’informatique et du développement de ses applications. Pourtant, si on annonce encore et toujours l’avènement de cette entreprise quasi-horizontale, la hiérarchie reste une permanence nécessaire au bon fonctionnement de celle-ci. Les techniques manageriales “évoluent”, sont plus ou moins biens comprises et appliquées (on demande souvent à l’employé de s’adapter mais qu’en est-il réellement du manager?), le relation d’autorité reste. Je pense que c’est heureux d’ailleurs, je préfère quand il n’y a pas d’ambigüité.
Alors, le 2.0 jouera peut-être sur la “productivité” mais attention aux effets pervers de la machine. La disparition progressive de la césure entre l’espace “travail” et l’espace “familial” pourrait aussi jouer au final sur le moral des troupes.
Je trouve votre billet excellent. Je ne suis pas un développeur, webmaster ou autre. J’ai plus de 10 ans d’expérience comme directeur des opérations et comme consultant en génie industriel. C’est vrai que les entreprises (celles que je connais sont principalement au Québec) ne sont pas très 2.0. Je ne crois pas non plus que c’est le but ultime à atteindre pour tous. Par contre certains principes sont excellent et applicables au cas par cas.
@Bjorn
“Alors, le 2.0 jouera peut-être sur la “productivité” mais attention aux effets pervers de la machine. La disparition progressive de la césure entre l’espace “travail” et l’espace “familial” pourrait aussi jouer au final sur le moral des troupes.”
En effet. C’est certainement un des dangers que peuvent représenter ces nouvelles méthodes. Mais on peut aussi le voir dans l’autre sens: des conditions de travail plus souples et plus détendues permettent de mieux profiter de sa vie personnelle.
Comme le dit Pascal Veilleux, que je remercie d’avoir réagi, certains principes de “l’entreprise 2.0″ (cette expression m’arrachera un rictus à chaque fois), appliqués au cas par cas, peuvent être très bénéfiques. Que ce soit en terme de qualité de vie ou en terme de productivité.
Mais je continue de penser que la portabilité de ces principes au coeur des entreprises (tout au moins la majeure partie) relève d’un idéal difficilement réalisable. Et hum… quand je parle d’idéal, je ne parle pas de pouvoir utiliser Twitter pendant les heures de travail :P
Article interessant comme le lien.
On est vraiment sur un concept de management et d’esprit d’entreprise, plus que d’une reelle mouvance qui tendrait vers la generalité. Je reste circonspect quant à la finalité de l’entreprise 2.0. A savoir que le role du manager demeure primordial dans l’organisation d’une entreprise. Et meme celles qui utilisent une matrice horizontal sont obligée d’integrer à un moment un lien hierarchique fort dans leur société.
En fait je me demande si cette nouvelle organisation du travail, car si j’ai bien compris c’est bien d’une nouvelle forme d’organisation du travail dont il s’agit, ne tendrait pas vers un modéle d’entreprise à l’americaine (le culte de la performance, de la rapidité, du resultat…)
Par contre, je vois mal l’ensemble des entreprises francaises adopter ce mode de fonctionnement, tout simplement pour une raison de culture. C’est d’ailleurs pourquoi, ce type de modéle peut fonctionner dans les secteurs du web ou des hautes technologies secteur à la pensée manageriale plus moderne.
Quant à la notion de travailleur productif, il est interessant de constater que ce type de fonctionnement ne va pas forcément à l’encontre de la productivité. Par contre il n’est pas sans risque. Risque de désociabiliser l’entreprise, mais également des risques dans le maniére d’évoluer les collaborateurs. Dans un pays ou le mot performance est parfois mal apprécié, ce type d’evolution sous entend fatalement une notation et une evolution de carriére liée à la performance.
PS: j’espere avoir a peu pres compris de quoi il est question
Etant aux dires de Diyo un travailleur ( ;) en fait, très exactement un stagiaire, mais là n’est pas la question), quelques commentaires sur l’article :
premièrement, le “2.0″ est vraiment à toutes les sauces. A croire qu’il devient synonyme de “moderne”, “tendance”, une sorte d’effet de mode.
ensuite, à ce que j’en vois, la principale évlution du travail dans ces dernièrs années concerne sa flexibilité, bien souvent au nom d’une plus grande efficacité. Le mail devient webmail consultable à distance, les ordis portables de travail remplacent peu à peu les fixes (enfin ça dépend des entreprises, c’est encore loin d’être une généralité) et le téléphone mobile se substitue au fixe.
Avantage : on a de plus en plus la possibilité d’organiser son travail comme on le souhaite. On ne fait plus des heures de bureau pour remplir un quota mais on part et arrive un peu comme on veut, quitte à bosser aussi chez soi ou autre part si on le souhaite (ou si on y est obligé). Inconvénient, la frontière entre vie professionnelle et vie privée en devient beaucoup plus floue, puisqu’on peut traiter des affaires personnelles pendant ses heures de bureau et inversement, bosser chez soi.
Mais si la messagerie (msn, skype, …) se développe en effet dans certaines entreprises, les bons vieux emails ont encore la vie dure et continuent de pulluler.
[...] NSI a publié un article très intéressant sur son blog auquel j’adhère totalement contrairement à sa définition du nouveau travailleur productif qui m’avait laissé assez sceptique (cf mon billet sur le sujet). [...]