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Le côté obscur de la force…
Publié dans Culture nippone, Internet, Pour rire by Bjorn le 22 August 2007 à 16:49La nippomania sur le net, nous la connaissons à peu près tous. Entre les divers blogs d’expatriés à plus ou moins long terme, les sites de fans plus ou moins hystériques, les intégristes plus ou moins bon teint, les forum plus ou moins sérieux, la toile nippomaniaque française a tendance à s’installer dans un registre convenu où l’on retrouve de page web en page web à peu près les mêmes choses, les mêmes réflexions, ainsi que les mêmes personnes.
Tout cela ronronne, il faut bien le dire, dans un halo de suffisance où celui qui prétend pouvoir aligner trois mots de japonais se prend vite pour un dieu-vivant, où les débats passionnés sur les mérites de tel ou tel studio laissent souvent pantois, où le regard critique sur l’objet de ce qui est parfois une vraie obsession est chose rare au point qu’il n’est pratiquement plus surprenant de voir reprendre, quasiment au mot près, les thèses du ministère japonais de l’éducation sur l’action « grandiose » de ce pays durant la IIème guerre mondiale.
Mais voilà, on a beau être nipponophile, le vieil esprit critique européen reprend ses droits de la manière la plus brutale qui soit en utilisant l’arme de l’humour. Un humour noir, alliant l’ironie et le cynisme, qui passe à la moulinette les diverses catégories de fans ou les japonais eux-mêmes, n’hésitant pas à brocarder méchamment les idoles en papier glacé ainsi que leurs fidèles. L’étudiant en LEA est habillé jusqu’à la collection automne-hiver Kenzo 2037, le hardcore gamer est exécuté à la chinoise, l’otaku n’a plus qu’à se faire seppuku, les fansubbers peuvent organiser des rendez-vous offline.
On peut évidemment se dire, dans un excès de taoïsme mal compris à moins que ce ne soit du bouddhisme en 10 leçons ou de la philosophie zen pour les nuls, que l’univers a besoin d’un équilibre et que toute chose nécessite son contraire. On peut aussi penser qu’il y a dans tout être humain une part de noirceur, de méchanceté naturelle.
Pour ma part, j’avoue que j’adore m’y vautrer, parce que c’est souvent bien écrit, singulièrement drôle, que personne n’en réchappe véritablement.
Si tu es étudiant en Japonais en 1ère année à Lyon-III, évite de cliquer sur ce lien sinon je me dédouanerai de toute responsabilité concernant ta prochaine dépression.
Tu es jeune, tu veux apprendre le japonais ? C’est beau l’insouciance mais il est temps de te réveiller à coups d’électrochocs.
Tu es fan de Jpop, tu ne jures que par les albums que tu as achetés en import ? Si tu cliques sur ce lien tu risques de perdre définitivement la vue. On t’aura prévenu.
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Pareil que toi Bjiorn. C’est souvent bien méchant et très bien écrit surtout Jpop Trash qui m’a fait hurler de rire à plusieurs reprises. Comme tu l’as dit devant le fanatisme affiché par certains, la méchanceté gratuite ne pouvait qu’y répondre férocement.
N’empêche, je ne suis pas d’accord sur ce point, à moins que tu avances quelque chose de probant. “le regard critique sur l’objet de ce qui est parfois une vraie obsession est chose rare au point qu’il n’est pratiquement plus surprenant de voir reprendre, quasiment au mot près, les thèses du ministère japonais de l’éducation sur l’action « grandiose » de ce pays durant la IIème guerre mondiale.”
Dans un autre registre, je conseille le blog de Ked-oKill, très bien écrit.
Merci pour cette référence que j’irai visiter. Quand je parle d’absence d’esprit critique je pense surtout à ces discussions oiseuses que l’on peut trouver sur quelques forum où l’on va quasiment exécuter l’impudent qui a surtout comme principal tort de s’exprimer un peu trop directement sur ce sujet sensible.
Désolé, je n’avais jamais lu ça sur les forums que je visite. J’aurais de la peine à lire des posts pareils, mais je pense que c’est surtout dû au culte qu’ils vouent au Japon, plus qu’à des thèses disséminées dans les animes. Quoi que, une oeuvre comme Zipang (anime comme manga) met totalement de côté les horreurs faites par l’armée impériale…
A la limite, je préfère le gars qui se conforme à une sorte d’histoire “officielle” ce qui montre qu’il ne s’est pas intéressé au sujet plutôt que celui qui minimise les faits comme on peut en croiser trop souvent. Je me souviens d’une discussion où des crétins étaient tout heureux de faire remarquer qu’il fallait dire “femmes de réconfort” pour les chinoises, coréennes et autres hollandaises qui avaient servi de défouloir sexuel pour vaillant guerrier, et ce, dans le seul but de mettre sur la touche leur interlocuteur (qui n’était d’ailleurs pas très malin non plus) qui disait clairement qu’il s’agissait d’un esclavage sexuel. Je me souviens également de quelle manière certains profs évoquaient les actions de l’armée impériale. En grossissant le trait, on aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’une escapade pour boy-scout facétieux.
J’ai vu quelques docs sur arte concernant l’enseignement de la deuxième guerre mondiale au Japon, c’est affligeant de mauvaise foi. Par exemple dans tous les manuels scolaires, il n’y en a qu’un qui signale l’existence de l’unité 731. Brièvement cette unité a éssayé sur des cobayes de nouvelles armes biologiques. D’où entre autres les tensions qu’à le Japon avec ses voisins.
La plupart des “nippomaniaques” sont fanatiques, et ne s’intéressentpas, ne serait-ce qu’un minimum, à la culture japonaise. Il préfère la sous-culture qu’on leur donne. N’empêche des sites comme Jpop trash frappe parfois juste et bien, dommage qu’il ne savent pas se fixer certaines limites…
Ils s’en fixent quand même notamment pour tout ce qui touche à la religion. Sinon heureusement qu’ils vont loin sinon ce ne serait pas aussi savoureux. Il n’y aura pas ces moments où tu es à la limite des larmes et où tu te dis “quand même, ils y vont un peu fort” en écartant dans un pouffement de rire le petit sentiment de honte qui te retient un bref instant.